Animaux de laboratoire : la SPA s’engage

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Animaux de laboratoire : la SPA s’engage L'association
Le vendredi 10 février 2017

Animaux de laboratoire : la SPA s’engage

Aujourd’hui en France, 1,8 million d’animaux sont utilisés pour l’expérimentation et la recherche médicale*. Ce calvaire enduré par des milliers de victimes - rongeurs, chats, chiens, singes ou chevaux - interpelle de plus en plus l’opinion publique sur la condition animale et la souffrance qui découle de ces tests. Alors que le taux d’échec des tests sur animaux lors du passage à l’humain est de 80 à 99 %**, certains scientifiques remettent en cause la pertinence du modèle animal en matière de santé humaine et s’interrogent sur l’absurdité d’une telle violence alors que des méthodes de remplacement ont fait leur preuve.

La Société Protectrice des Animaux (SPA), dont la mission première est de protéger les animaux contre toutes formes de souffrance, ne peut rester indifférente face à de telles méthodes jugées « archaïques » par certains. C’est pourquoi au printemps 2016, l’association a interpellé l’ensemble des élus en leur demandant de prendre les dispositions nécessaires pour que cessent les tortures infligées aux animaux sur le territoire français dans le cadre de l’expérimentation animale. Parallèlement, elle s’est engagée aux côtés du GRAAL (Groupement de Réflexion et d’Action pour l’Animal) pour la réhabilitation d’animaux issus des protocoles de recherche et a ainsi déjà participé au sauvetage et à l’adoption de beagles dans ses refuges. Depuis de nombreuses années, la SPA finance également le programme Valitox piloté par le Comité Scientifique Pro Anima qui soutient la recherche responsable.

D’importantes découvertes ont été faites grâce à la recherche éthique et donc sans recours à l’expérimentation animale, que ce soit en recherche fondamentale, en recherche appliquée ou en toxicologie. « Pour la création de médicaments, il est désormais possible d’utiliser des organoïdes c’est-à-dire des mini-organes issus d’êtres humains et reconstitués en laboratoire. Cela a donné de très beaux résultats comme par exemple dans la recherche contre le cancer » nous explique Arnaud Gavard, porte-parole de Pro Anima. Pourtant, aujourd’hui moins de 1 % du budget de recherche est alloué aux méthodes de remplacement. La tradition et les habitudes l’emportent sur la clairvoyance. En effet, le modèle animal est par exemple utilisé et enseigné dès les premières années du cursus universitaire. Il fait également l’objet d’une pression très forte de la part des fournisseurs d’animaux et des groupes pharmaceutiques.

En cette année électorale, la SPA s’investit depuis juin 2016 au sein du collectif Animal Politique regroupant 26 associations, pour promouvoir les alternatives au modèle animal et les placer au cœur des enjeux politiques. La SPA milite pour que les élus se saisissent de ce sujet et qu’enfin notre pays se donne les moyens de pratiquer une recherche scientifique propre qui ne suppliciera plus les animaux. L’Etat français doit accorder aux méthodes de remplacement les moyens humains et financiers d’exister.

Pour Natacha Harry, Présidente bénévole de la SPA, « Le bien-être, le plaisir ou la santé humaine ne doivent plus impliquer la souffrance d’un animal. Il est temps pour nos dirigeants d’aller au-delà de la loi et de reconnaître pleinement la sensibilité des êtres vivants qui nous entourent. ».

 

* Statistiques 2014 du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

** http://www.proanima.fr/les-alternatives/argumentation-scientifique-et-infographie/

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