400 manifestants a Emagny contre l'élevage de visons

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400 manifestants a Emagny contre l'élevage de visons
Le samedi 1 juin 2013

400 manifestants a Emagny contre l'élevage de visons

 

Plusieurs centaines de manifestants se sont réunis ce samedi 1er juin dans le petit village d'Emagny (Doubs), pour protester contre l'élevage de visons qui s'y trouve. Les pauvres animaux n'y naissent que pour satisfaire le sanglant marché de la fourrure.
 
Ni la pluie, ni le froid, ni même les chemins boueux n'ont entamé la motivation des manifestants : vers 14 heures, le cortège s'est mis en marche en direction de l'élevage (qui compte plus de 5000 visons). Plusieurs associations de protection animale, dont la SPA, avaient uni leurs bannières ce jour pour défendre les pauvres mustélidés sans défense que le couple d'éleveurs d'Emagny élève pour les sacrifier sur l'autel de la mode.
 
Arrivés devant la demeure des époux "assassins", comme on les appelait du côté des défenseurs des animaux, pancartes et banderoles ont été brandies et accompagnées de slogans.
 
Fabienne B., une adhérente SPA qui avait fait le déplacement, raconte : "Nous avons fait beaucoup de bruit, nous avons crié notre désaccord devant la maison des éleveurs. Nous avons hué leurs pratiques, scandé des slogans... Mais dès que nous sommes arrivés au niveau de l'élevage, plus un seul bruit ne s'est fait entendre. Nous nous étions tous donné la consigne de faire silence pour ne pas effrayer les visons".
 
Cependant, les amis des animaux, qui souhaitaient échanger avec les éleveurs furent déçus : "Cette année, contrairement à l'année dernière, ils se sont méfiés, et organisés. Retranchés dans leur maison, ils étaient protégés par un cordon de gendarmes. Et, pour nous empêcher de rentrer dans l'élevage pour parlementer, ils avaient placé deux semi-remorques devant l'entrée de la cour de leur élevage, pour en interdire l'accès. Les cages, quant à elles, avaient été dissimulées sous des tôles", regrette Fabienne.
 
Les manifestants ont ensuite poursuivi leur route dans le village d'Emagny, jusqu'au parvis de la Mairie. Là, ce fut une nouvelle déception : "Le Maire, qui avait été prévenu de la mobilisation et invité à échanger avec nous, a brillé par son absence. Il s'est défilé !", s'agace Fabienne. Le dialogue avec la municipalité a donc malheureusement été nul.
 
S'en est suivi un happening explicite, où des personnes incarnaient des visons en cage, puis dépecés. Cette démonstration visuelle a fait se déclencher de nombreuses fois les appareils photos de la presse locale.
 
La manifestation s'est achevée à 17h30, dans le calme, malgré un certain goût d'amertume pour de nombreux protestataires : car les visons, bien que soutenus, resteront dans leurs cages, avant d'être mis à mort et transformés en manteaux... D'autant que l'éleveur en question a déjà été verbalisé à plusieurs reprises ces dernières années, pour "détention d'un nombre de visons supérieur à celui autorisé" et "infractions sur l'urbanisme" (rejets de polluants, construction illégale, etc.)."L’éleveur est dans la complète irrégularité depuis la création de son élevage et on lui donne pourtant de nouvelles autorisations", s’indigne Fabien Robert, le président de l’association locale Combactive, à l'origine du rassemblement.
 
La Société Protectrice des Animaux, qui était représentée sur place par plusieurs de ses adhérents, regrette qu'aucun cadre juridique n'encadre les conditions d'élevage des animaux à fourrure en France, alors que la loi est bien plus stricte pour les élevages d'animaux destinés à la consommation. Cela dit, plus que des réglementations, notre Association souhaiterait que cet odieux commerce soit tout bonnement interdit en France, et que les importations de fourrures soient en sus interdites. Afin que des souffrances animales, inutiles à une époque où il est possible de se vêtir sans qu'aucun être ne le paye de sa vie, disparaissent.






  

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