La SPA demande une loi pour interdire les animaux sauvages dans les cirques.

Actualités
 La SPA demande une loi  pour interdire les animaux sauvages dans les cirques. Mobilisons-nous !
Le mercredi 3 juillet 2019

La SPA demande une loi pour interdire les animaux sauvages dans les cirques.

La concertation mise en place par François de Rugy sur la faune sauvage captive se termine aujourd’hui, 3 juillet 2019, lors d’une réunion de clôture lors de laquelle seront remis la synthèse du collège des associations ainsi que leurs propositions concrètes. La Société Protectrice des Animaux (SPA), aux côtés d’autres associations de protection animale, demande expressément au gouvernement de légiférer pour mettre fin à l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques.

La préoccupation pour la cause animale est devenue un enjeu de société et les attentes des Français, comme d’une part grandissante d’élus, sont de plus en plus fortes. Nous ne pouvons que déplorer le retard de notre pays face au nombre croissant de ceux qui se sont engagés dans une société plus juste à l’égard des animaux.

La France doit se donner les moyens d’agir concrètement et s’engager sur cette voie du progrès, pour une société plus juste, plus respectueuse et responsable.

Cette demande ne se fonde pas sur une appréciation idéologique de la question, mais sur des données scientifiques, une expérience de terrain, en particulier dans les failles d’application de la réglementation actuelle, dans les attentes sociétales et politiques, dans les données pédagogiques et dans les enjeux de protection de la nature.

Pourquoi cette loi est-elle indispensable ?

L’amélioration de la condition animale ne passera pas par l’agrandissement ou l’enrichissement de cages, des promesses à respecter des lois, que déjà nul n’est censé ignorer, et surtout des promesses non tenues, des interprétations anthropocentriques de ce que pourrait être ou devrait être le bien-être animal. L’amélioration de la condition animale passera par des mesures et des engagements forts, la prise en compte de leurs besoins et intérêts propres, de la réalité des situations, des alternatives existantes et des attentes de la société civile.

Sur le plan scientifique, il est incontestable que la vie d’un animal sauvage dans un cirque impose des conditions de détention, de transport, de dressage et de présentation au public susceptibles de causer des blessures physiques, des maladies ainsi que du stress, des troubles de comportements et des atteintes psychologiques. La Fédération des Vétérinaires d’Europe a ainsi recommandé « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d'interdire l'utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l'Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux ».

Sur le plan réglementaire, nous constatons déjà que la réglementation ne peut pas être mise en pratique et que les décalages entre les textes et la réalité sont nombreux. En tout état de cause, ils ne peuvent être corrigés par une augmentation des contrôles ou des normes.

Sur le plan politique, les élus se mobilisent également. En juin 2019, 361 communes veulent une interdiction totale. Chaque semaine, de nouvelles villes se prononcent et dénoncent les pressions qu’elles subissent. Au niveau national, en 2 ans, ce sont 4 propositions de loi et 33 questions écrites parlementaires qui ont été adressées par des députés et sénateurs.

De plus, les arguments pédagogiques sont irrecevables. C’est un spectacle de domination, de rapport de force qui peut conduire à légitimer la violence et la contrainte sur les animaux et n’appelle en rien au respect de l’animal, comme en attestent plusieurs études en psychologie sociale.

Une des missions de la SPA est justement la sensibilisation des jeunes à la cause animale et de les éduquer à respecter les animaux.

De même, nous contestons fermement les arguments de préservation des espèces. L’exploitation des animaux sauvages dans les cirques est au contraire une atteinte aux engagements de la France à défendre l’environnement et préserver la biodiversité.

Pour toutes ces raisons, nous demandons l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, les montreurs d’ours et de loups et autres activités événementiels, avec un plan pour accompagner les professionnels du cirque et trouver des solutions de sortie à ces animaux.

Si le cirque joue un rôle social, d’animation des territoires, de lien intergénérationnel, ce n’est pas grâce à des animaux qui n’ont pas leur place sur la piste et dans des cages, mais par leur capacité à créer des numéros et à faire rêver. On ne fait pas rêver avec des animaux extraits et détachés de leur milieu naturel, enfermés à vie, contraints et sujets à des troubles du comportement. Le cirque doit continuer son évolution et les pouvoirs publics doivent accompagner cette inéluctable mutation.

Partager l'article

Sur le même sujet :

Dispositif SOS

Concerne un animal, soit :

Aidez-le à prendre un nouveau départ !