La SPA redescend dans l'arène

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Le jeudi 10 septembre 2020

La SPA redescend dans l'arène

EDIT / BREAKING NEWS à 18h, le 10/09/2020 : 

Suite à l’audience de cet après-midi, le jugement a été mis en délibéré au 17 novembre 2020.

Cette décision prouve que les arguments présentés par la SPA sont suffisamment pertinents pour impliquer un délai de réflexion de la part des tribunaux.
En effet, la notion même de « tradition locale ininterrompue » n’est pas si simple à trancher que cela.
Pour rappel, cette dernière est le fondement de l’exception locale à la loi française, pourtant inflexible sur le reste du territoire.
Le combat continue, quatre nouvelles audiences vont suivre à Béziers, Dax, Carcassonne et Nîmes.

Mobilisons-nous.

Pour nous rejoindre dans ce combat, signez la pétition #StopLaCorrida

 

LE JEUDI 10 SEPTEMBRE 2020, À 11H

La Société Protectrice des Animaux retourne à nouveau dans l'arène judiciaire et se positionne fermement contre la corrida lors d'une Audience devant le Tribunal Correctionnel de Bayonne. 

La SPA lutte fermement contre toutes les formes de cruauté animale depuis sa création, en 1845 et contre la corrida, désignée comme telle, depuis 1919. La SPA compte donc déjà un siècle de combat pour l'abolition de cette pratique.

Aujourd’hui, le jeudi 10 septembre 2020, la Société Protectrice des Animaux fait un nouveau pas historique dans son combat contre la souffrance des taureaux.

L’association a assigné – par voie de citation directe – la commune de Bayonne, le président de la société organisatrice de corridas, ainsi qu’un toréro de renommée internationale. La SPA leur demande de répondre des faits d’actes de cruauté et de complicité d’actes de cruauté sur des animaux tenus en captivité.

L’audience aura lieu ce jour, jeudi 10 septembre 2020 à 13h45 au Tribunal Correctionnel de Bayonne. 

Le saviez-vous ?

Les chiffres concernant la corrida

  • En 2015, 73% des français ont exprimé leur souhait de voir cesser les corridas avec mise à mort des taureaux - Source : étude 2015 IFOP/Alliance anti-corrida
  • Trois ans plus tard, en 2018, ils sont 74% à vouloir abolir la pratique barbare - Source : étude 2018 IFOP/Fondation Brigitte Bardot

La corrida, c'est quoi ?

Au plus simple, la corrida est l'affrontement entre un homme et un taureau de combat.
Au cours de ce combat, le taureau est d’abord longuement épuisé, puis mis à mort.
Cette prestation sanguinolente et d'une rare violence est considérée comme un divertissement, et se déroule dans une arène, sous les yeux d'un public venu y assister.

 

Mais c'est légal ? 

Techniquement, la corrida devrait être illégale au nom de l'Article 521-1 du Code Pénal, qui condamne lourdement le fait d'exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal tenu en captivité. La peine encourue est de deux ans d'emprisonnement et de 30.000€ d'amende.

Mais cet article a une exception dans son corpus : « Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ». 
 

Donc certaines maltraitances et cruautés sont légales ?

Oui ! La corrida est légale sur la base d'une exception dans les 11 départements taurins, ce qui rentre en contradiction avec la législation (Art. 521-1 du Code Pénal) et l’opinion publique à l'égard du sujet.
 

Mais que dit-on pour défendre la corrida ? 

Parmi les arguments des partisans de la corrida, il est affirmé :

  • que la corrida est une tradition locale ininterrompue .......... malgré l’opinion publique des français clairement en contradiction avec cette allégation.
     
  • qu’il ne s’agit pas d’une torture animale car la corrida n’a soi-disant pas vocation à faire souffrir l’animal .......... et ce, malgré les trois phases de torture endurées par le taureau (tercio de pique, tercio de banderilles, tercio de mise à mort), par le biais de hampe à pointe métallique, de bâtons de harponnage coupants et acérés, et d’une mort infligée par coups d’épée recourbée entre la colonne vertébrale et l’omoplate droite jusqu’à ce que l’animal tombe à terre et meure longuement suite à ses blessures. Tout ça, sans souffrance ? 

  • que la corrida est un rite « respectueux » du taureau et que son sort est bien plus enviable que celui du bœuf de boucherie .......... Les partisans nient que la mort inévitable du taureau constitue une atteinte à la vie et au bien-être de l’animal, et assimilent sa torture combative et sa mort lente en arène à de la noblesse.
     
  • qu’il s’agit là de l’illustration de la supériorité de l’intelligence humaine sur la force brute animale ..........  il est aberrant, navrant et tragique d’encore aujourd’hui choisir d’asserter la supériorité intellectuelle de l’Homme par le biais de la cruauté animale. Cet argument, par-dessus tout, est inaudible. Tuer n’est pas un art.

 

© CRAC (Comité Radicalement Anti-Corrida)

 

Historique 

​La Société Protectrice des Animaux se positionne fermement contre la Corrida depuis plusieurs décennies. 

Création de la Société Protectrice des Animaux. 

Arrivée de la tradition espagnole de la corrida en France. Cette pratique est illégale selon la législation française, et l'exception ne figure pas dans la loi. Sa pratique est donc illégale mais pourtant tolérée par les autorités.

La première plainte de la SPA contre la corrida remonte à 1919, soit un siècle. 

La corrida a été illégale durant un siècle, mais en 1951, elle devient une exception dans la loi contre la cruauté animale. Cette contradiction est inaudible. 

La SPA réalise en partenariat avec le CRAC (Comité Radicalement Anti-Corrida) et la FLAC (Fédération des Luttes pour l’abolition des corridas) un spot anti-corrida, qui est malheureusement censuré par le BVP (nouvellement l'ARPP, l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité). France Télévisions ne le diffusera pas. La même année, la SPA dépose des pétitions contre la corrida, signées par 117.000 personnes. La SPA n’est pourtant pas reçue par le chef de l’Etat pour faire entendre la cause.

La SPA lance un appel aux dons pour sauver une centaine de taureaux maltraités.

En 2016, elle lançait une pétition pour le Grand Public, afin d'attester la volonté de ce dernier d'abolir la pratique. Elle récolte 60.000 signatures.

En 2017, elle organise une conférence de presse au siège de la SPA pour annoncer une offensive judiciaire contre les acteurs de la corrida. La plainte qu’elle dépose, cette même année, est classée sans suite.

En 2018, la SPA poursuit sa lutte en déposant à nouveau une plainte pour « sévices graves et actes de cruauté ». Sans réponse du parquet, elle dépose une nouvelle plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d’instruction de Paris, démontrant que l’exception de l’Article 521-1 du Code Pénal ne propose une exception qu’aux courses de taureaux dans les rues, et non pas le supplice et la mise à mort de l’animal de la corrida en arène.

En 2019, la SPA lance une opération de sensibilisation sur la lutte contre la corrida et relance sa pétition de 2016 jusqu’à obtenir 104.000 signatures. Elle rédige un communiqué de presse en octobre 2019 afin de soutenir la proposition de loi d’interdire l’accès aux corridas aux mineurs, et elle assigne en justice les acteurs de la pratique.

Le président-bénévole de la SPA, Jacques-Charles Fombonne, adresse une lettre aux députés et sénateurs afin d’encourager la réécriture de la loi afin d’abolir la corrida. La Société Protectrice des Animaux sort également une vidéo de sensibilisation qui souligne la contradiction de sanctionner la maltraitance animale, mais d’autoriser la corrida.

En 2020, la SPA se positionne fortement sur les élections municipales et sensibilise tous les candidats à l’importance cruciale de la protection animale dans leurs programmes. La lutte contre la corrida est une requête ferme de la SPA et elle intègre aux colistiers de Bella Lemaire le taureau Fadjen de l’association Fadjen, taureau anti corrida.

Aujourd’hui, la Société Protectrice des Animaux dans le cadre de son combat contre la corrida fait un nouveau pas historique : elle a assigné par voie de citation directe devant les tribunaux la commune de Bayonne, le président de la société organisatrice de corridas, ainsi qu’un toréro de renommée internationale.

 

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