Nouvelle étape dans la collaboration de la SPA avec la gendarmerie nationale !

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Nouvelle étape dans la collaboration de la SPA avec la gendarmerie nationale ! L'association
Le lundi 28 juin 2021

Nouvelle étape dans la collaboration de la SPA avec la gendarmerie nationale !

Centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie (CNICG) — Gramat : une convention de partenariat a été signée le lundi 17 mai 2021 entre la gendarmerie nationale et la Société Protectrice des Animaux ! Cette convention facilitera l’adoption de chiens accueillis par la SPA par l’institution de la gendarmerie nationale !

Une collaboration de longue date

La SPA et la gendarmerie nationale collaborent depuis plusieurs décennies sur de nombreux sujets, notamment le sauvetage par le biais de perquisitions, de saisies, de retrait d’animaux en situation de maltraitance… Depuis quelques mois, notre association s’implique dans la formation des policiers nationaux et municipaux et la dotation d’outils efficaces pour les équipes « terrain » des forces de l’ordre afin de les aider à identifier les commerces illégaux, trafic d’animaux, les diverses formes que peut prendre la maltraitance et les différents modes opératoires utilisés par les trafiquants — tout cela afin de venir en aide à des animaux en situation d’urgence et de détresse, et ainsi contribuer concrètement au bien-être animal en France.

Retrouvez par exemple notre sauvetage le 26 mars dernier dans un élevage de 110 animaux qui vivaient des conditions invivables.

La gendarmerie et l’instruction cynophile

En 2019, la gendarmerie adoptait/recrutait 100 chiens. Seuls 10% d’entre eux étaient originaires des refuges SPA ou d’autres associations de protection animale, les autres provenant majoritairement d’élevages dédiés.

Néanmoins, il a été démontré que certains chiens accueillis en refuges correspondaient avec talent et panache aux attentes de la gendarmerie nationale ; et par ailleurs, que la surpopulation de leurs races au sein des refuges compliquaient l’adoption de l’ensemble d’entre eux… Victimes d’effets de mode, puis abandonnés, ces chiens dynamiques, curieux, joueurs et très sociables peuvent trouver une nouvelle chance au sein d’une brigade et s’offrir une seconde vie pleine d’affection et d’activités qui sont pour eux tout à fait semblables à des jeux. Ces chiens concourent ensuite à la sécurité des personnes et des biens : une mission très louable pour un changement de vie réussi !

Les races privilégiées pour l’intégration au sein d’une brigade sont les bergers malinois, bergers australiens, bergers hollandais, springer spaniel, labrador, croisés labrador ou d’autres chiens particulièrement friands de « recherches ». Mâles et femelles sans distinction sont recherchés – tant qu’ils sont encore jeunes, c’est-à-dire entre 10 à 30 mois maximum.

Portrait d’un chien devenu « gendarme » : Archi

Archi est un berger belge malinois mâle né en octobre 2019. Recueilli par le Refuge SPA de Saint-Pierre du Mont en juillet 2020, il est rapidement repéré par les équipes comme étant un candidat idéal à l’adoption par la gendarmerie.

En effet, son tempérament est stable et sociable, et Archi ne montre aucune agressivité envers les personnes qu’il ne connaît pas – un point crucial. Joueur et adorant utiliser son flair pour chercher son jouet ou encore des friandises, il semble très volontaire et curieux, des traits indispensables pour un chien de gendarmerie.

De même, après plusieurs tests en comportement « mordant », afin de vérifier sa capacité à mordre une cible précise et à cesser la morsure dès que l’ordre est donné, ce qui démontre non seulement une excellente écoute mais également une aptitude à arrêter des personnes éventuellement dangereuses sur demande expresse de son maître de chien.

Afin de vérifier sa compatibilité avec le travail en brigade, Archi a commencé une période de stage probatoire d’une durée de trois mois en début 2021. Cette dernière s’est achevée positivement et Archi a pu désormais intégrer le GIC de Narbonne (11), et s’épanouit aujourd’hui pleinement dans sa nouvelle famille.

Si toutefois Archi n’avait pas été évalué comme compatible avec le travail en brigade, pas de panique ! La gendarmerie nationale lui aurait recherché une famille d’accueil afin de lui éviter tout retour en refuge ! Une solution optimale, et gagnante-gagnante pour le chien dans tous les cas !

La convention

Archie est un des premiers chiens adoptés suite à cette convention, signée entre le général Jacques-Charles Fombonne, retraité de la gendarmerie, et le président bénévole de la SPA, et Jean-Christophe Sansonnet, colonel, chef du CNICG.

Cette convention permettra un lien direct entre la SPA et le CNICG afin de centraliser toutes les propositions d’adoptions. Elle octroiera la possibilité à 30 chiens d’être adoptés, par an ! Une véritable opportunité, donc : une seconde chance et un épanouissement pour certains chiens qui en ont tellement besoin, mais que le grand-public n’adopte que peu !

Encore une fois, notre maxime « Donnons-leur autant qu'ils nous apportent » prend tout son sens !

Certains chiens, comme les Malinois, ont particulièrement besoin de se dépenser, d’avoir auprès d’eux un maître très présent, expérimenté, et qui saura répondre au désir d’apprendre.

Cette dépendance est souvent un frein à l’adoption, car elle ne nous permet pas de confier ces animaux à des familles qui n’auront pas suffisamment de temps à leur consacrer, ni les connaissances qui pourraient leur permettre de valoriser les capacités exceptionnelles de ces chiens.

En leur permettant de rejoindre la Gendarmerie ou la Police nationales, nous transcendons cette difficulté : nos chiens trouvent des maîtres qui les aiment, savent les éduquer, les comprendre et leur apprendre, par le jeu, des choses étonnantes comme la recherche d’armes, d’explosifs, de billets de banque, de drogue, de personnes disparues ou emportées par des avalanches.

Nous avions, dans un de nos refuges, un Malinois que ses anciens maîtres avaient frappé et qui répondait à la peur qu’il avait de l’homme, par une agressivité qui ne permettait pas de le confier à une famille sans expérience. Je l’ai vu, trois semaines après que nous l’avions donné à la gendarmerie. Il avait commencé son apprentissage de « gendarme » et ce chien était méconnaissable, venant se faire caresser sans cesse et recherchant le contact des hommes. Cela fait partie des belles réussites de la protection animale.

— Jacques-Charles Fombonne, président bénévole de la SPA et général de gendarmerie à la retraite

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