SAUVETAGE, SOIN, SUIVI : LA SPA SE MOBILISE CHAQUE JOUR POUR AIDER LES ANIMAUX DANS LE BESOIN

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Le jeudi 27 décembre 2018

SAUVETAGE, SOIN, SUIVI : LA SPA SE MOBILISE CHAQUE JOUR POUR AIDER LES ANIMAUX DANS LE BESOIN

La SPA intervient régulièrement pour prendre en charge des animaux qui ont besoin d’aide. Si un signalement de mauvais traitement est réalisé, c’est toute une mécanique bien rodée qui se met en place. Chaque service de l’association se mobilise alors pour agir avec efficacité.

9 000 enquêtes pour mauvais traitements menées chaque année par la SPA

La SPA recueille et soigne chaque année plus de 40 000 animaux au sein de ses 62 refuges et Maisons SPA. Un certain nombre d’entre eux sont sauvés de situations dangereuses, soit pour cause de maltraitance soit par négligence.

Pour ce faire, la SPA peut s’appuyer sur les compétences de ses équipes, sur une collaboration étroite avec les forces de l’ordre et sur un solide réseau de 700 délégués-enquêteurs bénévoles. Ces derniers interviennent dès qu’un signalement de maltraitance, suffisamment précis et étayé, est transmis au service Enquêtes ou auprès des refuges de la SPA. Ils se déplacent alors sur les lieux et attestent de la situation des animaux. Ils peuvent être amenés à rencontrer le voisinage pour recueillir des témoignages et échanger parfois directement avec le propriétaire. Leur rapport, transmis au service Enquêtes ou au service juridique du pôle Protection animale, peut conduire à un dépôt de plainte. La SPA demande, lorsque la situation le nécessite, à placer les animaux en sécurité, le temps de l’enquête judiciaire et jusqu’à la décision de justice.

9 000 enquêtes pour prévenir la maltraitance animale sont ainsi réalisées chaque année.

Selon la gravité des faits, le délégué-enquêteur peut avoir un rôle important de conseil et la simple rencontre avec le propriétaire peut permettre d’améliorer les conditions de vie de l’animal. C’est pourquoi, pour devenir délégué-enquêteur, il faut faire preuve d’un grand sang-froid et d’empathie. Ne pas être trop impulsif et être surtout respectueux des procédures tant imposées par la loi que celles de la SPA, sont quelques-uns des prérequis nécessaires pour exercer cette fonction.

« En cas de suspicion de maltraitance, je cherche, dans un premier temps, à nouer le contact avec le propriétaire. Il s’agit de trouver ensemble une solution qui aille dans le sens du bien-être animal. Si rien n’est possible, je dresse un rapport. Le service Enquêtes du siège m’indique alors s’il y a les éléments nécessaires à un dépôt de plainte. Mais, très souvent, le fait de discuter avec les propriétaires permet d’arranger les choses et d’obtenir parfois un acte de cession. » explique Jean-Paul Pinton, délégué-enquêteur bénévole à la SPA.

Un champ d’action très encadré par la loi

La SPA n’a aucun pouvoir de police et ne peut donc pas intervenir de façon contraignante. C’est le cas notamment si elle doit retirer un animal en urgence : malgré les informations du délégué-enquêteur, l’association ne peut agir qu’après s’être rapprochée des forces de l’ordre qui obtiennent un accord du procureur pour réquisitionner l’animal. Ensuite s’enclenchera la procédure judiciaire. Parfois, ce sont les forces de l’ordre qui sollicitent directement la SPA, comme pour la saisie organisée à Feugères (50) en juin dernier.

Des équipes de la SPA complémentaires et mobilisées sur le terrain

Une fois l’intervention lancée, les équipes de la SPA se déploient sur le terrain pour agir au plus vite car certains animaux sont parfois dans un état critique. Toute une logistique doit être mise en place : choisir le refuge qui recueillera les animaux, préparer leur transfert, s’assurer de la présence d’agents animaliers et de juristes sur les lieux…

« Il est primordial que la procédure soit respectée et de s’assurer que légalement, nous pouvons entrer dans le domicile des propriétaires » explique Oriane Aoust, juriste au sein du service Protection animale de la SPA.

Sur place, des agents de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) sont présents, accompagnés de vétérinaires spécifiquement réquisitionnés pour l’affaire. Ils vérifient que les animaux peuvent être retirés et transférés. En effet, certains peuvent présenter un état incompatible avec le trajet. Dans ce cas-là, ils sont conduits auprès des cliniques vétérinaires les plus proches pour une prise en charge médicale urgente.

Les transféristes de la SPA ont pour cela un rôle essentiel.

Chargés de récupérer et transporter les animaux vers le refuge qui les accueillera, ils sont spécialisés dans le comportement des chiens et chats. Ils connaissent les signes révélateurs de stress : animal qui bave, qui tremble, qui gémit ou dont le comportement n’est pas normal… Chaque animal peut développer une pathologie particulière. Si ce dernier semble en détresse, le transfériste doit alerter le vétérinaire présent lors de la saisie, ou le conduire en urgence chez un spécialiste.

Des animaux qui ont besoin de temps pour reprendre confiance

Une fois en sécurité dans les structures de la SPA, les animaux saisis sont directement pris en charge par le vétérinaire, qui dresse un bilan de leur état de santé et leur fournit les premiers soins. C’est ensuite au reste de l’équipe de prendre le relais et d’être aux petits soins pour ces nouveaux pensionnaires, afin qu’ils reprennent confiance en l’homme et se rétablissent.

Les animaux issus de ces sauvetages ne peuvent pas être proposés à l’adoption tant que la procédure judiciaire est en cours. Une fois celle-ci terminée et si la décision est en faveur d’une cession des animaux à la SPA, l’association pourra alors tout mettre en œuvre pour leur chercher une famille.

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