La Cellule Anti-Trafic de la SPA démantèle un réseau de trafic de chiens venus de Slovaquie

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La Cellule Anti-Trafic de la SPA démantèle un réseau de trafic de chiens venus de Slovaquie
Le mardi 16 février 2016

La Cellule Anti-Trafic de la SPA démantèle un réseau de trafic de chiens venus de Slovaquie

Chaque année, 50 000* chiens et chats sont introduits illégalement sur le territoire français. Pour lutter contre ces trafics et la souffrance animale qui en découle, la Cellule Anti-Trafic (CAT) de la SPA enquête chaque jour.

C’est grâce à sa formidable mobilisation que fin janvier, la tête d’un important réseau de trafiquants de chiens venus de Slovaquie est tombée. Depuis plus de 8 ans, la CAT était sur les traces de ses malfaiteurs, un couple d’éleveurs de Savoie, qui importaient illégalement chaque année des milliers de chiots de toutes races, notamment les petits à la mode comme les yorkshires, chihuahuas et bouledogues. Ce réseau est d’ailleurs le premier à avoir importé des chiots de race pitbull de manière illégale en France.

Les chiens, récupérés en Slovaquie par des Français de façon souterraine, étaient revendus trois fois leur prix d’achat à des professionnels animaliers, lors de salons ou sur Internet, en région parisienne et en province. Pour être encore plus attractifs, ils étaient souvent vendus à seulement sept semaines alors que la réglementation impose qu’ils le soient à au moins quinze semaines. Leurs passeports étaient par ailleurs falsifiés et ils n’étaient pas vaccinés.

« Certaines bêtes étaient munies de puces électroniques. Sur le parking, au moment du transfert, les trafiquants ôtaient les transpondeurs avec un couteau, à vif. L'intérêt de ce genre de trafic, c'est que les revendeurs, n'ont pas de coût d'élevage, mais juste le transport à leur charge et parfois le stockage des bêtes", a expliqué Julien Soubiron, responsable de la CAT.

Le 29 janvier dernier, l’éleveur a été condamné à 12 mois de prison, dont 4 mois ferme, et 1 000 euros d’amende par le Tribunal Correctionnel de Chambéry. Sa femme a, elle, été condamnée à 1 an de prison avec sursis et 100 euros d’amende.

« On se félicite des condamnations car ce trafic engendre de la souffrance animale » a déclaré Julien Soubiron.

Les chiens sont quant à eux pris en charge par la SPA et seront bientôt proposés à l’adoption.

La CAT poursuit son enquête en Hongrie, Bulgarie et Ukraine, zones géographiques d’où proviennent un grand nombre d’animaux importés illégalement.

 

Source : Brigade Nationale d’Enquêtes Vétérinaires et Phytosanitaires (BNEVP)

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