LALIE, notre mascotte nous a quitté ...

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LALIE, notre mascotte nous a quitté ...
Le dimanche 4 janvier 2015

LALIE, notre mascotte nous a quitté ...

L'équipe du refuge est attristée en ce début d’année.

LALIE, notre mascotte est décédée il y a quelques jours.

Elle n'est plus dans la cour pour accueillir bénévoles et visiteurs.

Elle ne sera plus aux prochaines portes ouvertes, recevant les caresses des enfants.
 

Nous espérons qu’elle ait vu de cette façon le temps qu’elle a passé à nos côtés :

« Moi c’est Lalie,

J’aurai vécu au refuge durant 12 ans. Ne soyez pas effrayé par la durée de ce temps passé, je n’y ai pas été malheureuse, bien au contraire …

J’étais bien petite lorsque j’y suis arrivée. 9 mois, c’est bien jeune, mais j’avais vécu déjà tant de malheur, subi tant de sévices... C’est une assistante sociale qui m’avait amenée ici, en même temps qu’elle retirait les enfants de ce couple de tortionnaires qui avait eu le temps de tuer mon frère et de me jeter par la fenêtre.

Blessée dans ma chair et mon cœur, je ne pouvais que ramper sur les coudes et était bien sûr inapprochable. Pour moi, les humains n’étaient que des créatures monstrueuses, aimant faire le mal. Il a donc fallu de nombreuses semaines avant de pouvoir m’approcher et durant trois longues années, seules, quelques personnes du refuge, ayant gagné un peu ma confiance, réussissaient à me caresser.

J’ai bien entendu subi des opérations (deux) qui m’ont permis de remarcher même si mes pattes sont toujours restées tordues.
Par la suite, j’ai également été proposée à l’adoption, mais à chaque fois, je suis revenue, mon traumatisme était trop présent pour que je puisse vivre en famille. Si on faisait preuve d’autorité avec moi, cela me ramenait à mon passé, à mes mois de douleurs, à mon martyr.

Je suis donc restée au refuge, ici, je n’avais pas les mêmes contraintes que dans un véritable foyer. On m’a fait confiance et cela m’a fait beaucoup de bien, malgré mon passé, on m’a mis en contact avec beaucoup d’humains. Je n’ai pas passé en effet, toutes ces années derrière les grilles, j’étais dans la cour, en totale liberté. Cela m’a permis d’apprécier la bonté, la gentillesse des humains. Je les ai vu venir chercher des animaux, les emmener chez eux. Petit à petit, j’ai accepté leurs caresses, leurs petits mots gentils quand ils se rendaient compte de mon handicap. Je ressentais leur compassion.

J’ai adoré faire toutes ces portes ouvertes, où malgré ce monde incroyable, je me trouvais toujours un petit coin tranquille et douillet, chouchoutée par les salariés et les bénévoles, aux petits soins avec moi.

Malgré mon appréhension lorsqu’il y avait trop de bruit, de bousculades autour de moi, j’aimais ces instants, où des enfants ayant écouté les conseils des adultes, venaient timidement me voir, me caresser, ces petits gâteaux qu’on me tendait.

J’étais aussi heureuse de voir partir les autres animaux, moi, je restais, mais qu’importe, j’avais trouvé mon bonheur …j’étais entourée de bien plus de personnes que je n’aurais eu dans un foyer, Elles me prouvaient chaque jour à quel point je comptais pour elles, prenaient soin de moi au quotidien, c’est bien plus que je n’aurais imaginé lorsque j’avais 9 mois.

Ma vie est finie, mais ne soyez pas tristes, vous avez été là pour moi, jusqu’au dernier instant. J’ai ressenti votre amour, celui qui fait que l’on accepte de voir partir ceux qu’on aime en leur évitant trop de souffrance. »

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