Soigner les animaux des personnes démunies

Un quart des Français ont déjà renoncé à adopter un animal en raison des dépenses que cela engendre. Lire l’article « De l’inflation à l’abandon… » sur ifop.com.
Ces dernières années, les dépenses liées aux animaux de compagnie se sont considérablement accrues. Entre 2022 et fin 2024, les prix de l’alimentation pour animaux ont augmenté de près de 30 % (lire l’article « Les vrais chiffres de l’inflation » sur quechoisir.org), ce qui en fait la catégorie de produit de grande consommation la plus durement touchée par la hausse des prix. En conséquence, l’accès aux soins vétérinaires est devenu de plus en plus difficile pour les foyers en situation de précarité.
L’action de la SPA pour l’accessibilité des soins vétérinaires
Chaque jour, la SPA agit pour que personne ne soit privé de la possibilité de prendre soin de ses compagnons à quatre pattes. Dès 1945, elle ouvre son premier dispensaire. Aujourd’hui, le réseau SPA compte 12 dispensaires, répartis sur l’ensemble du territoire et composée de vétérinaires, d’auxiliaires spécialisés vétérinaires (ASV) et de responsables. L’un d’entre eux, situé à Lyon, ouvrira ses portes au second semestre 2025. Ce nouvel établissement répondra aux besoins croissants des équipes et des animaux en offrant un espace mieux adapté et des infrastructures modernisées.
En 2024, la SPA a pris en charge les soins de 46 970 animaux dans ses dispensaires, un chiffre en constante augmentation qui reflète les difficultés économiques croissantes rencontrées par de nombreux Français. En complément de l’activité des dispensaires, la SPA propose également un soutien financier direct aux propriétaires en situation de précarité pour la prise en charge d’actes vétérinaires indispensables. En 2024, 1 150 propriétaires d’animaux ont ainsi bénéficié de ces aides, pour un montant total de 281 294 €.
Cette activité se traduit par une grande diversité d’interventions :
- Encouragement des bonnes pratiques : conseils éducatifs, sensibilisation sur la stérilisation et les traitements antiparasitaires.
- Actes vétérinaires légers : identification (tatouage ou puce électronique), vaccination, consultations courantes.
- Interventions plus lourdes : stérilisation, chirurgie sous anesthésie, hospitalisation, bilans sanguins, évaluations comportementales, démarches administratives (création de carnets de santé), euthanasie en cas de nécessité.
Au-delà des soins aux animaux, ces consultations représentent aussi un point de contact précieux avec les propriétaires précaires. Elles offrent l’opportunité d’initier un dialogue plus large et d’identifier d’autres besoins sociaux ou médicaux, favorisant ainsi l’inclusion sociale des bénéficiaires.
Objectif : garantir l’accès aux soins pour tous les animaux
Faire croitre le budget réservé aux secours pour les particuliers à hauteur de 500 000€ d’ici 2027 pour sauver le plus d’animaux possible
Reconstruire le dispensaire de Lyon.
Chiffrage et localisation
Chiffrage : 1 000 000 €.
*Travaux dispensaire de Lyon : 800 000 € + Augmentation des aides : 200 000 € en 2 ans (à un rythme de 100 000 € supplémentaires par an).
Localisation : Lyon
