2 ans d’enquête, de multiples mises en demeures.
En 2019, La Cellule Anti-Trafic (CAT), suite à de nombreux signalements de clients de la pension qui récupéraient leurs animaux dans un piteux état, s’est rendue sur place une première fois.
Elle a pu constater l’état déplorable dans lequel se trouvait la pension : présence d’excréments, boxes séparés par des taules en amiante, grillages endommagés provoquant des blessures pour les animaux. Les conditions d’insalubrité avaient entraîné une prolifération de rats. Certains chiens étaient détenus en intérieur, sans lumière naturelle, ni aération où une odeur pestilentielle régnait.
Après une seconde visite, une plainte et de multiples mises en demeure par la Direction Départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la Protection des Populations (DDETSPP), la SPA, à la demande des autorités et en collaboration avec les forces de l’ordre, est intervenue pour sauver ces animaux.
111 animaux sauvés d’un calvaire sans nom
Sur place, les forces de l’ordre, les vétérinaires, la DDETSPP et une douzaine d’agents de la SPA : la CAT, deux équipes de transféristes, le service juridique Protection Animale et une équipe d’un refuge, œuvrent pour mettre en sécurité les animaux.
28 chiens, 18 chats, 23 cochons d’inde, 40 lapins et 2 poules sont récupérés. Le bilan sanitaire est grave : les chiens présentaient des problèmes de peau, de cataracte, d’arthrose mais aussi de gingivites. Les chiens souffraient également de bourres de poils dues à la présence d’excréments agglomérés. Près de 4 kg ont été retirés sur un seul chien, qui l’empêchaient de se mouvoir. Les NACs présentaient également des bourres de poils dues et souffraient, pour certains, de graves pneumonies. Le constat est clair, un des vétérinaires présents dans nos refuges inscrit sur son rapport : « du jamais vu en 32 ans de métier. »
Une sanction exemplaire pour l’auteur des faits
La propriétaire de la pension a été condamnée à 6 mois d’emprisonnement avec sursis, avec l’interdiction de détenir des animaux domestiques pendant deux ans et d’exercer un métier en lien avec des animaux domestiques pendant cinq ans.
Il est important de souligner le nombre de NACs pris en charge sur cette opération d’envergure, signe que les contrôles mais aussi la législation française doivent évoluer pour protéger ces animaux symboles de l’animal-objet.







