société protectrice des animaux depuis 1845
La genèse d’un combat
Un jour de septembre 1843, le docteur Dumont de Monteux assiste depuis sa voiture en plein Paris à une scène qui le laisse écœuré : un charretier malmène un cheval attelé à une carriole de marchandises qui ne souhaite plus avancer. Il lui donne des coups de pieds sur les pâturons et le cogne avec le manche de son fouet. Le docteur intervient auprès du charretier pour le faire cesser. À la suite de cet incident, il adresse une lettre à Gabriel Delessert, préfet de police de Paris, et la fait publier dans La Rédaction Agricole.
Le 5 octobre 1843, le préfet signe un arrêté qui, sous peine de sanctions immédiates, interdit désormais aux cochers et aux charretiers de frapper les chevaux avec le manche de leur fouet.
Le docteur Dumont de Monteux souhaite poursuivre le combat. Avec deux autres médecins, Camille Paganel et Parisot de Cassel (directeur de La Rédaction Agricole), ils souhaitent réunir quelques bonnes volontés pour créer une association de défense des animaux.

La création de la SPA
Le 2 décembre 1845, Parisot de Cassel reçoit chez lui un groupe d’hommes soucieux du sort des chevaux. Parmi eux, des militants sont présents comme Etienne Pariset, Camille Paganel, Henry Blatin. C’est au cours de cette soirée que la Société Protectrice des Animaux voit le jour, après des heures de discussions autour des animaux. Le docteur Etienne Pariset, parisien de 73 ans, est élu président de l’association et le docteur Dumont de Monteux est désigné pour rédiger les statuts.
Les dix-huit pionniers de l’association, Etienne Pariset en tête, sont reçus le 31 janvier 1846 par le préfet de Police Delessert pour présenter les 29 articles des statuts. L’acte de création de la SPA est rendu public le 3 avril 1846.
La SPA est la neuvième dans le monde après celles d’Angleterre et d’Allemagne. C’est la première association de protection animale créée en France.
La SPA en quelques grandes dates
Création de la Société Protectrice des Animaux.
L’Assemblée Nationale approuve la première loi relative aux mauvais traitements exercés envers les animaux domestiques grâce au Général de Grammont, un des Présidents de la SPA.
Napoléon III accorde la reconnaissance d’utilité publique à la SPA
Le premier refuge de la SPA ouvre à Gennevilliers (92)
Le premier dispensaire de la SPA ouvre à Paris (75)
La Section Jeunes de la SPA est créée pour sensibiliser les enfants au respect des animaux
L’Assemblée Nationale adopte la première loi de protection animale qui reconnaît les animaux comme être sensible (code rural) à la suite à la proposition de la « Charte de l’animal » déposée par la Présidente de la SPA Jacqueline Thôme-Patenôtre en 1972
La Cellule Anti-Trafic de la SPA est créée pour lutter contre les élevages clandestins
Grâce à l’action de la SPA, le nouveau Code Pénal réprime les actes de cruauté envers les animaux de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende, et les mauvais traitements d’une amende allant de 457 € à 762 €
L’Assemblée Générale de la SPA proclame son opposition à toute euthanasie non justifiée par des raisons médicales
Le Parlement adopte la proposition de loi conférant aux animaux le statut d’« êtres vivants doués de sensibilité » dans le code civil. Les premières Maisons SPA ouvrent en centre-ville.
La SPA inaugure le Grand Refuge de Pervenchères (61) dédié aux équidés
La SPA poursuit son combat contre la notion d’animal objet et participe à faire voter en première lecture à l’Assemblée Nationale de nouvelles lois : interdiction de ventes en animalerie et limitation des petites annonces en ligne aux professionnels.
La SPA adopte sa stratégie pour 2030 : être partout, pour tous et lutter contre toute forme de maltraitance.

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