En France, l’accueil des chats et chiens abandonnés repose très largement sur le secteur associatif, où les bénévoles et familles d’accueil jouent un rôle déterminant. Cette force de l’engagement associatif ne doit pas masquer la fragilité d’un secteur miné par le manque de moyens financiers et humains.
Parmi les animaux recueillis, les chats représentent une écrasante majorité. Ils comprennent de nombreux chats errants, souvent jeunes et issus d’une reproduction non maîtrisée. Les chiens, de leur côté, sont le plus souvent cédés par leur propriétaire. Pour les deux espèces, les causes principales invoquées par les abandonneurs incluent la perte de capacité physique et d’autres types de « ruptures de vie », mais aussi les portées non désirées et les problèmes comportementaux attribués à l’animal.
Les animaux attendent souvent plusieurs mois avant d’être adoptés. Pour les chiens, les délais sont particulièrement longs. Ce faible taux de rotation entretient le phénomène de saturation : les capacités limitées des structures d’accueil laissent chaque année des dizaines de milliers d’animaux sans solution de prise en charge.
*Cette étude sera reconduite l’an prochain. Plus les répondants seront nombreux, plus elle sera représentative ! Vous êtes responsable d’une fourrière, d’un refuge, d’un sanctuaire ou d’une association avec familles d’accueil, et vous prenez en charge des chats ou des chiens ? Rendez-vous sur ce formulaire pour participer à la prochaine édition !

