Protection animale : une réunion interministérielle d’étape qui permet de premières avancées

C’était une promesse du Premier ministre Sébastien Lecornu, et un rendez-vous attendu par les acteurs de la protection animale. Il avait mobilisé en juillet plusieurs ministères pour travailler sur 11 actions concrètes en faveur du bien-être animal, à travers une lettre d’instruction. Le jeudi 22 octobre, la SPA ainsi que de nombreuses associations de protection animale ont été conviées à Matignon pour la présentation de l’avancée des mesures issues de cette lettre d’instruction.

Publié le 22 octobre 2026

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Des avancées positives pour la protection animale

La SPA salue les avancées issues des groupes de travail menés avec le Premier ministre et cinq ministères.

Un durcissement des sanctions contre les mauvais traitements infligés aux animaux a été annoncé. Auparavant sanctionnés par une contravention de 4ᵉ classe, ces faits relèveront désormais d’une contravention de 5ᵉ classe. L’amende maximale passera ainsi de 750 € à 1 500 €.

La SPA soutient également les réflexions engagées autour d’une certification visant à mieux encadrer les conditions de vie des chiens et des chats en élevage. Elle plaide toutefois pour une participation active des associations de protection animale aux discussions.

Autre avancée majeure : le suivi des personnes condamnées à une interdiction de détenir des animaux a fait l’objet d’une proposition de loi qui sera présentée aux députés très prochainement.

D’autres sujets ont également été abordés, notamment celui du cadre réglementaire de l’inhumation des animaux de compagnie. Cette question témoigne de la place qu’occupent les animaux au sein de notre société et de la reconnaissance de leur qualité d’êtres vivants doués de sensibilité.

La question de l’animal-objet toujours en suspens

Cependant, la SPA regrette que les travaux présentés n’aillent pas dans le sens de l’abolition du phénomène de l’animal-objet.

En effet, des enjeux pourtant essentiels restent sans réponse : la vente de chiots et de chatons dans les foires et les salons demeure autorisée. Le projet présenté permet la poursuite de l’organisation de ces événements et n’est pas compatible avec le combat de la majorité des associations de protection animale qui souhaitent leur interdiction pure et simple.

Enfin, la vente d’animaux sur les sites de petites annonces reste autorisée alors qu’elle est source de trafics et d’abandons. Sur cette question, une enquête a été menée par deux ministères et révèle la présence d’une majorité d’annonces irrégulières. Malgré ce constat, les axes de travaux présentés sont jugés insuffisants pour la SPA : elle souhaite leur interdiction sur les sites non spécialisés.

La SPA regrette également que le débat ouvert concernant l’organisation d’événements sportifs avec animaux lors de conditions météorologiques extrêmes n’ait pas permis d’aborder le sort des chevaux.

Un premier pas… des discussions à poursuivre

La SPA entend poursuivre le dialogue et la coopération avec les pouvoirs publics afin de faire progresser la protection animale et de défendre une vision plus digne et plus respectueuse des animaux, ces êtres sensibles qui méritent notre considération et notre protection.

Des premières réponses ont été apportées, et la SPA tient à souligner le travail mené conjointement avec le gouvernement et les associations de protection animale.