Le combat contre les divertissements employant les animaux

En France, la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale a acté la fin des animaux sauvages dans les cirques itinérants. Depuis le 1er décembre 2023, ces établissements n’ont plus le droit d’acquérir de nouveaux animaux sauvages ni de les faire se reproduire. À compter du 1er décembre 2028, il leur sera interdit de détenir, de transporter et de présenter en spectacle des animaux d’espèces non domestiques.

Un éléphant de cirque

Cette avancée, longtemps réclamée par la SPA, rapproche la France des nombreux pays européens qui ont déjà interdit ou restreint la présence d’animaux sauvages dans les cirques, comme l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, l’Espagne, l’Estonie, la Grèce, les Pays-Bas, le Portugal ou le Royaume-Uni.

Mais une loi ne protège les animaux que si elle est appliquée. Près de trois ans après l’entrée en vigueur de l’interdiction de reproduction, des naissances continuent d’être signalées dans certains cirques. Le Conseil d’État a pourtant rappelé, le 2 octobre 2026, que cette interdiction s’applique pleinement depuis le 1er décembre 2023. Chaque animal né en violation de la loi est un animal de plus à replacer en 2028. Par ailleurs, l’interdiction ne vise que les établissements itinérants : un cirque qui se sédentarise peut continuer à détenir des animaux sauvages.

L’itinérance, l’enfermement et le dressage excluent toute possibilité d’offrir à ces animaux un espace et des conditions de vie adaptés. Cela occasionne chez eux des pathologies et des troubles du comportement, notamment des stéréotypies. Les techniques de dressage et les numéros imposés contraires aux capacités naturelles de ces animaux provoquent des douleurs et des souffrances inutiles.

La SPA ne peut accepter que des animaux continuent de souffrir dans le simple but de divertir le public. Vous aussi, agissez : interpellez vos députés et sénateurs pour exiger des contrôles effectifs du respect de l’interdiction de reproduction, un inventaire vérifié des animaux détenus et des places d’accueil suffisantes d’ici 2028. Et dès aujourd’hui, choisissez des cirques sans animaux.