C'est quoi le reverse sneezing ?
Dans cet épisode du podcast de la SPA, nous expliquons un phénomène aussi surprenant qu’inoffensif : le reverse sneezing, ou éternuement inversé. Ce drôle de réflexe respiratoire, souvent bruyant et impressionnant, peut inquiéter les propriétaires de chiens… mais il est, dans la majorité des cas, bénin.
Nous vous expliquons pourquoi votre compagnon émet ces étranges reniflements, ce qui peut les déclencher, et surtout comment réagir en toute sérénité.
Publié le 26 décembre 2025

Le reverse sneezing, ou éternuement inversé, est un réflexe respiratoire tout à fait particulier. Contrairement à un éternuement classique, où l’air est violemment expulsé par le nez, ici, le chien aspire de l’air de façon rapide et répétée. Résultat : un bruit étrange, un peu comme un grognement de cochon, qui peut donner l’impression qu’il est en train de suffoquer. Mais pas de panique : il n’est pas en train de s’étouffer. Dans la majorité des cas, les muscles du pharynx et du voile du palais se contractent de manière spasmodique, souvent à cause d’une petite irritation des muqueuses.
Cette crise peut arriver n’importe quand : pendant qu’il joue, mange, dort ou se balade. C’est souvent soudain, impressionnant, mais une fois passée, votre chien reprend ses activités comme si de rien n’était. C’est comme un raclement de gorge pour nous, un petit coup de ménage dans les voies respiratoires !
Qu’est-ce qui peut provoquer ça ? Plein de choses en réalité. Parfois, ce sont juste des particules dans l’air, comme de la poussière, du pollen, de la fumée ou même les parfums d’intérieur un peu trop forts. Les produits ménagers, les sprays, les désodorisants… tout ce qui peut chatouiller son nez de trop près.
Il y a aussi des causes un peu plus anatomiques : certaines races, notamment les chiens brachycéphales, c’est à dire les chiens à museau court, comme les Bouledogues, les Carlins ou les Pékinois, ont des voies respiratoires raccourcies et sont donc plus sensibles. Ce problème étant très inconfortable pour nos compagnons, il peut être intéressant de consulter un vétérinaire car une opération est parfois possible. Chez d’autres chiens, comme le Teckel, on peut observer des anomalies congénitales comme un rétrécissement d’un conduit au niveau de la gorge, qui prédispose à ce genre de crises.
Mais parfois, c’est une simple excitation ou une pression sur le cou, un collier trop serré ou une laisse tirée un peu trop brusquement, qui suffit à déclencher un épisode. Dans des cas plus rares, un corps étranger coincé dans les narines, comme un épillet ou une saleté, peut être en cause. Et il arrive aussi que ce soit lié à des infections, des allergies, des polypes ou même des vomissements fréquents qui irritent les voies respiratoires.
Alors, faut-il s’inquiéter ? Pas forcément. Si la crise est isolée, qu’elle dure quelques secondes et que votre chien se comporte normalement après, il n’y a pas de raison de s’alarmer. En revanche, si ces épisodes deviennent très fréquents ou s’accompagnent d’autres signes comme de la toux, des écoulements nasaux, de la fatigue ou une perte d’appétit, il mieux vaut consulter un vétérinaire. Il pourra écarter une infection ou un problème plus sérieux, voire recommander des examens si besoin, comme des radios ou une rhinoscopie.
En attendant, il existe quelques petits gestes tout simples pour aider votre chien pendant une crise. Par exemple, vous pouvez lui masser doucement la gorge, ou lui boucher les narines avec les doigts pendant 2 ou 3 secondes pour le forcer à déglutir, ce qui aide parfois à interrompre la crise. Lui proposer à boire ou une friandise peut aussi fonctionner. Et surtout, restez calme. Si vous êtes serein, il le sera aussi.
Pour limiter les risques, vous pouvez aussi prendre quelques précautions au quotidien : préférez un harnais plutôt qu’un collier pour éviter les tractions sur la gorge, limitez son exposition aux irritants, nettoyez ses narines si besoin, et si votre chien est d’une race sensible, n’hésitez pas à faire des bilans réguliers chez le vétérinaire.




