Quelles activités faire avec son chien ?
Dans cet épisode du Petcast de la SPA, nous vous invitons à découvrir de nombreuses activités que vous pouvez partager avec votre chien. Agility, mantrailing, canicross, paddle ou encore jeux de flair à la maison : il existe une multitude de façons de répondre à ses besoins tout en renforçant votre complicité.
Pourquoi pratiquer une activité avec son chien ? Comment choisir une discipline adaptée à son âge, son tempérament ou ses instincts ? Faut-il forcément rejoindre un club ou peut-on commencer simplement chez soi ? Nous explorons les activités physiques, mentales, olfactives et de loisirs qui permettent à votre compagnon de se dépenser, de réfléchir, d’explorer et surtout… de prendre du plaisir.
Publié le 7 octobre 2026

Commencer par apprendre à connaître son chien
Avant de se lancer dans une nouvelle discipline, encore faut-il savoir ce qui plaît à son chien. Son âge, son niveau d’énergie, son caractère, ses éventuelles blessures ou difficultés, mais aussi ses préférences sont autant d’éléments à prendre en compte.
La première activité reste d’ailleurs la plus simple : la balade. Elle permet d’observer son chien, de comprendre son comportement et de voir comment il réagit à l’environnement. C’est ensuite en fonction de cette première expérience que l’on pourra éventuellement aller vers des activités plus sportives.
Et pas question de brûler les étapes : un chien qui débute une activité doit, comme son maître, apprendre progressivement. Une visite chez le vétérinaire peut également être utile avant de commencer une pratique sportive, notamment pour vérifier que votre compagnon est physiquement capable de la pratiquer.
Des activités physiques pour se dépenser ensemble
Pour les chiens qui ont besoin de beaucoup bouger, les possibilités sont nombreuses. Le canicross permet par exemple de courir avec son chien, qui tracte son maître. Une fois les bases maîtrisées, d’autres disciplines de traction peuvent être envisagées, comme la cani-trottinette, le cani-VTT ou encore la cani-marche.
Il existe également des pratiques plus originales, comme le ski joëring ou certaines activités de traction dans la neige. Mais quelle que soit la discipline choisie, l’équipement et la progression sont essentiels pour éviter les blessures, chez le chien comme chez l’humain.
L’agility fait également partie des grands classiques. Sur un parcours composé de haies, de tunnels ou encore de passerelles, le chien doit enchaîner les obstacles, guidé par son maître. Une activité très stimulante, mais qui nécessite là aussi un apprentissage progressif et un échauffement adapté.
Et lorsque les sauts deviennent trop difficiles pour un chien vieillissant ou blessé, le Hoopers peut prendre le relais. Cette discipline demande davantage de concentration et permet au chien de travailler à distance, avec moins de contraintes physiques.
Certaines disciplines sont moins connues, mais elles permettent aussi de créer une véritable complicité entre le chien et son maître. C’est notamment le cas du flyball, qui fonctionne comme un relais par équipes, ou encore du dog dancing, qui consiste à réaliser une chorégraphie avec son chien au rythme d’une musique.
Le frisbee, ou disc dog, offre également différentes possibilités, du freestyle aux exercices de lancer et de récupération. Là encore, l’apprentissage doit se faire progressivement et toujours dans le respect des capacités du chien.
Et pour les chiens plus âgés, l’activité physique reste possible, à condition d’adapter l’intensité et la durée. Certaines pratiques comme la nage peuvent notamment être intéressantes pour entretenir la mobilité et les muscles, lorsque le chien apprécie l’eau et que son état de santé le permet.
Faire travailler le nez et la tête
Un chien n’a pas seulement besoin de se dépenser physiquement : il a aussi besoin de réfléchir. Les activités olfactives permettent justement de mobiliser son flair, particulièrement développé, tout en lui proposant une stimulation mentale.
C’est le cas par exemple du mantrailing, une discipline dans laquelle le chien doit retrouver une personne cachée à partir d’une odeur de référence. Le maître accompagne alors son chien, en restant attentif à ses réactions et en le guidant lorsque cela est nécessaire.
Mais nul besoin d’avoir une forêt à proximité pour faire travailler le flair de son chien. À la maison, il est possible de cacher un jouet ou quelques récompenses et de laisser l’animal les retrouver. Une activité simple, qui peut également être proposée dans un appartement.
Ces exercices de recherche peuvent notamment aider certains chiens à se concentrer et à s’occuper, en complément des sorties habituelles. Et pour encourager son chien, la récompense ne passe pas forcément par la nourriture : une caresse, un jouet ou toute autre récompense appréciée par l’animal peuvent fonctionner.
Apprendre ensemble, à son rythme
Les activités mentales peuvent aussi prendre la forme de petits apprentissages du quotidien. Les tricks par exemple permettent d’apprendre au chien toutes sortes de petites actions : tourner sur lui-même, reculer, ou encore aboyer sur sollicitation.
Mais l’essentiel n’est pas d’enchaîner les exercices pendant des heures. Au contraire, les séances doivent rester courtes et adaptées aux capacités de concentration du chien. Si l’apprentissage devient difficile ou frustrant, mieux vaut faire une pause, réfléchir à une autre manière de procéder ou demander l’aide d’un professionnel.
Car derrière toutes ces activités se trouve un même objectif : passer du temps ensemble, apprendre à mieux se comprendre et renforcer progressivement la relation entre le chien et son maître.
Et si on faisait travailler ses instincts ?
Certaines activités sont directement liées à ce que l’on appelle les « patrons moteurs » du chien, c’est-à-dire des comportements liés aux aptitudes pour lesquelles certaines races ont été sélectionnées au fil des générations.
Les chiens de berger peuvent ainsi être particulièrement attirés par le mouvement et le troupeautage, tandis que les chiens de chasse peuvent prendre beaucoup de plaisir à utiliser leur flair. Ces instincts peuvent être utilisés de manière positive à travers des activités adaptées.
Mais attention : développer fortement un instinct demande de réfléchir à long terme. Si un chien prend goût à une activité qui répond particulièrement à ses besoins, il faudra pouvoir continuer à lui proposer une dépense adaptée. L’idée est donc de ne pas simplement déclencher un comportement, mais de réfléchir à ce que l’on pourra proposer au chien dans la durée.
De l’eau, du paddle… et même du yoga !
Les activités aquatiques offrent elles aussi de nombreuses possibilités pour les chiens qui aiment bien l’eau. Paddle, canoë ou encore exercices de sauvetage : là encore, tout dépend des goûts du chien. Certains vont se jeter à l’eau avec enthousiasme, tandis que d’autres ne voudront jamais y mettre plus que quelques pattes. Dans tous les cas, il ne faut jamais forcer un chien qui a peur de l’eau.
La sécurité reste également primordiale : le chien peut se fatiguer rapidement dans l’eau et un gilet de sauvetage peut être nécessaire selon l’activité. Pour le paddle ou le canoë, il est conseillé notamment de commencer par habituer le chien au matériel à terre, puis progressivement près de la berge.
Même logique pour le doga, ou yoga avec son chien : si l’activité consiste à apprendre positivement au chien quelques étirements respectueux de son bien-être, tout en pratiquant son propre yoga à ses côtés, elle peut être intéressante.
Une activité pour chaque binôme
Une idée revient finalement à chaque étape : il n’existe pas une activité idéale pour tous les chiens. Il faut observer son compagnon, respecter ses capacités et ses envies, essayer, progresser doucement… et surtout prendre du plaisir ensemble.
Et nul besoin de pratiquer un sport coûteux ou de partir loin de chez soi. Une balade, un jeu de recherche dans l’appartement, quelques exercices d’apprentissage ou une activité plus sportive peuvent déjà permettre de partager de vrais moments avec son chien.
Dans les refuges de la SPA aussi, ces activités permettent aux pensionnaires de se dépenser et de stimuler leur esprit en attendant leur future famille. Recherche olfactive, jeux, canimarche ou canicourse : les équipes et bénévoles s’adaptent aux possibilités de chaque structure et aux besoins des chiens pour favoriser leur bien-être en attendant leur famille.




